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Projet du professeur Morag Park – Université McGill - Montréal

Programme de subventions stratégiques de la FCSQ
Fiche de renseignements sur le projet de recherche
DR MORAG PARK
UNIVERSITÉ McGILL, MONTRÉAL
TITRE DU PROJET
Caractérisation de l’expression génétique et du phénotype des cellules tumorales circulantes : pour mieux comprendre l’origine des métastases
CHERCHEUR PRINCIPAL Dr Morag Park
INSTITUT Centre universitaire de santé McGill, Montréal
CO-CHERCHEURS
Dr Catalin Mihalcioiu, Université McGill • Dr Michael T. Hallet, Université McGill • Dr Michael Sebag, Université McGill • Dr Richard Kremmer, Université McGill • Dr Giovanni (John) Di Battista, Université McGill
BUDGET TOTAL DU PROJET 449 998 $
RÉSUMÉ DU PROJET* :
Dans le cancer du sein, les issues défavorables sont généralement dues à la dissémination des cellules cancéreuses vers des organes éloignés
et leur croissance subséquente à ces endroits. Pour se déplacer du foyer primitif de la tumeur jusqu’à ces autres sites, les cellules cancéreuses doivent emprunter la circulation sanguine, où elles sont appelées cellules tumorales circulantes (CTC).
Jusqu’ici, ces cellules ont été difficiles à étudier parce qu’elles sont relativement rares et que les techniques permettant leur isolement à partir d’échantillons de sang périphérique étaient inefficaces. Pour obtenir de grandes quantités de CTC, nous avons adapté la technique d’aphérèse sur sang total, dans laquelle la totalité du sang d’un patient est filtrée dans un dispositif permettant de retenir les cellules qui y circulent.
Nous posons l’hypothèse que dans la population de CTC, il existe un groupe de cellules (cellules circulantes initiatrices de tumeur ou CCIT) qui sont réfractaires à la chimiothérapie, capables de coloniser d’autres tissus ou organes du corps et d’y former des tumeurs, et que ces cellules pourraient être la cause de la récidive de la maladie.
Nous isolerons des CTC d’un groupe de patientes atteintes d’un cancer du sein précoce et nous étudierons la population de CTC obtenue ainsi que le sous-groupe des CCIT, qui peut être isolé en partie grâce à la présence d’un ensemble distinct de protéines marqueurs.
Nous utiliserons la technique des biopuces pour découvrir chez une femme donnée les gènes transcrits dans chaque sous-groupe de CTC et nous corrélerons ces données avec l’issue de la maladie, la réponse au traitement et l’expression de certaines protéines marqueurs dans des échantillons de tissu de la même patiente (tumeur primaire, ganglions lymphatiques, moelle osseuse).
Nous étudierons également la capacité de sous-groupes de CTC à former des tumeurs dans le coussin adipeux mammaire de souris immunodéficientes, où l’on peut implanter des cellules tumorales humaines pour déterminer dans quelle mesure elles peuvent y croître.
La caractérisation moléculaire détaillée des CTC, alliée à la compréhension de leur contribution à l’évolution de la maladie, devrait mener à l’élaboration de nouveaux outils pronostiques et protocoles de traitement, ainsi qu’à la mise en évidence de nouvelles cibles d’intervention pharmacologique.
*Ce résumé est une vulgarisation de la description scientifique du projet.


